Le Cabotin

Éducation

Éducation

Les trucs du Cabotin

Un adorable petit chiot… qui mordille fort !

Le Cabotin

Noémie

Question Il y a un mois, nous avons adopté un merveilleux petit chiot. Il a maintenant treize semaines et, déjà, je me rends bien compte qu'il est rendu le petit roi de la famille ! Au début, quand il nous mordillait, il ne faisait pas grand mal mais maintenant, il mordille de plus en plus fort. L'éleveur nous avait pourtant dit que c'était un petit chiot très doux. Nous n'osons pas le gronder : il est encore bien petit.

RéponseOh ! Un petit prince qui veut régner sur son royaume ! Hum… À treize semaines, il est grand temps que votre petit chéri sache qui est le « chef de meute » ! Si déjà il vous mordille de plus en plus fort, ça n'ira pas en s'améliorant si il n'y a pas de réaction adéquate. L'éleveur ne vous a pas raconté d'histoire en vous disant que votre petit chiot était doux. C'est probablement que son entourage - à commencer par sa mère, ainsi que ses frères et sœurs - ne lui tolérait pas de comportement qui leur faisait mal. Il s'était tout simplement soumis à plus fort que lui. Il devait les respecter sous peine de se faire rabrouer. Regardez une chienne qui signifie à son chiot qu'il dépasse les bornes. Sa mère, aussi affectueuse et attentive qu'elle soit, lui enseigne ce qui est tolérable et ce qui ne l'est pas. Et il a intérêt à comprendre du premier coup ! Sinon, il risque une sévère correction de sa mère ou de ses frères et sœurs qui sont plus forts que lui. Et si il recommence, la correction suivante sera encore plus sévère !

Lorsque le chiot arrive dans un nouvel environnement, c'est normal qu'il cherche à savoir ce que sa nouvelle famille tolère et ne tolère pas. Il n'est ni trop petit ni trop jeune pour apprendre. En fait, il est en apprentissage depuis sa naissance. Si votre chiot vous mord, il est impératif de le corriger, comme le ferait sa mère. ATTENTION ! Lorsque nous parlons de correction, EN AUCUN CAS il ne s'agit de frapper ou de battre votre chiot.

Commencez par lui installer un collier adéquat et munissez le d'une laisse. Les premiers temps, même si cela peut vous sembler étrange, laissez-lui son collier et sa laisse dans la maison et provoquez une situation où vous savez qu'il ne manquera pas de vous mordiller. Dès qu'il vous mordille, dites-lui le mot « NON » d'un ton ferme, qui signifie clairement que vous n'appréciez pas du tout et corrigez-le.

Nous allons revenir sur la « correction », mais d'abord, regardons ce mot : « NON ». Si vous lui dites : Ne fais pas ça ! Arrête de mordre ! Ne me mord pas ! Tu me fais mal ! Tu n'es pas gentil ! Ça suffit ! J'en ai ras le bol que tu me mordes !, etc., il ne peut pas comprendre que, par tous ces mots différents, vous voulez dire la même chose. En disant « Non », ce seul mot, court, clair, d'un ton ferme, à chaque comportement indéquat, il reconnaîtra ce mot qui veut dire, en toute circonstance : Arrête de faire ce que tu es en train de faire, peu importe ce que c'est, ce n'est pas tolérable. En fait, les deux expressions les plus importantes que votre chiot doit reconnaître sont « Non » et « Bon chien » ou quelqu'autre expression affectueuse. N'hésitez jamais à lui démontrer votre affection lorsque son comportement est convenable. N'hésitez pas non plus à être ferme et résolu quand son comportement n'est pas convenable. Si vous le corriger une fois sur deux, ou deux fois sur trois, lorsque son comportement n'est pas convenable, il ne comprendra pas ce que vous attendez de lui. Pour un même comportement, parfois ça va, d'autres fois ça ne va pas… Il ne pourra pas apprendre ce qu'il faut faire exactement. Il risque de devenir nerveux et ne saura pas sur quel pied danser.

Donc, APRÈS lui avoir dit « Non », vous faites une correction. La correction consiste à tirer sur sa laisse, d'un petit coup sec et ferme, et de relâcher immédiatement. Il ne faut jamais garder une tension dans la laisse. En aucun cas il ne s'agit de pendre votre chiot au bout de sa laisse ! Tirez seulement un petit coup sec et relâcher la tension immédiatement. Juste assez pour que ça le dérange, pour que ce soit inconfortable pour lui. Le petit coup sec tiré sur la laisse doit être assez léger, vraiment pas fort. S'il cesse tout de suite de mordiller, c'est que ce niveau de sévérité est suffisamment inconfortable pour lui. Si il recommence tout de suite à mordiller, répétez le mot « Non », aussi fermement, et augmentez l'intensité du coup sec donné sur la laisse. Il faut augmenter très graduellement. Si il recommence, vous redites encore « Non » et le petit coup sec est encore plus intense. Juste un coup sec, on relâche tout de suite la tension dans la laisse.

Lorsque vous ferez ce petit exercice la première fois, remarquez attentivement ses réactions. À ce stade, si ce sont les premières corrections que votre petit chéri reçoit de vous, il sera probablement très insulté ! Qu'est-ce qui vous prend de ne plus vous laisser mordre tout d'un coup ??? Jusqu'à présent, le maître, c'était lui. Maintenant, vous voulez renverser les rôles. Il risque de ne pas apprécier ! C'est une réaction tout à fait naturelle. Si votre chiot est d'un tempérament plutôt dominé, dès les premières petites corrections, il cessera de vous mordiller et se soumettra à votre volonté sans difficulté, appréciant les caresses que vous lui prodiguez lorsqu'il ne mors pas. Par ailleurs, si votre chiot est d'un tempérament plutôt dominant, au contraire, il voudra conserver sa position de chef… que vous lui avez laissé jusqu'ici… Ce n'est pas que votre chien n'apprécie pas vos caresses lorsqu'il est gentil, c'est que sa position de chef est en jeu ! Ce n'est pas qu'il tient tant à vous mordiller, c'est à sa position de chef qu'il tient. Ce petit bout de chiot entreprendra alors avec vous une épreuve de force… qu'il est ESSENTIEL que vous gagniez. Durant cette « épreuve » demeurez absolument ferme. Continuez de dire « non », toujours suivi d'un petit coup sec sur la laisse, en augmentant l'intensité, à chaque fois qu'il tente de vous mordiller de nouveau. Un des deux devra inévitablement finir par renoncer. Il est IMPÉRATIF que ce soit lui.

Prenez bien note qu'ici, ce n'est pas votre force physique qui est importante. Ce n'est qu'un petit chiot. Avec les deux mains, à peu près n'importe quel adulte peut immobiliser un petit chiot de treize semaines. La solution ne consiste absolument pas à écraser votre chiot. L'objectif est de l'amener à renoncer de lui-même à sa propre volonté pour se soumettre à la vôtre, à accepter que c'est vous qui décidez de ce qui est tolérable et de ce qui ne l'est pas. Ce n'est pas votre force physique que votre chiot testera durant cette épreuve, c'est la force de votre résolution qui sera testée, votre supériorité. C'est essentiellement une question de survie pour lui. Votre chiot aura énormément de difficulté à se soumettre à votre volonté s'il n'est pas convaincu que vous lui êtes supérieur. C'est tout à fait normal. Comment pourrait-il se sentir en sécurité s'il se soumet à quelqu'un de « plus faible » que lui ? Aussi banal que cela puisse paraître, en remportant cette première petite « guerre des nerfs », vous posez les jalons d'un solide compagnonage entre vous deux. Il en viendra à vous faire confiance pour assurer sa survie et sera heureux de vous rendre service à sa manière.

Nous vous souhaitons une belle et longue vie ensemble !

Le Cabotin

Niveaux d'apprentissage :

  • Éducation
  • Boutique
  • Toilettage
  • Élevage
  • Nos chiens
  • Communauté

450-432-0006

Nouvelle adresse

Nouvelle carte routière

Haut de la page